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  • Photo du rédacteurLeila

[PAINS NON REPRODUCTIBLES] Expérimentations



Y’a des jours comme ça, on a envie de tester un nouveau truc. Mais là, j’avoue, c’est parti loin.

L’objectif initial était pourtant clair : envie de tester un pain (au levain) bicolore.

Vi. On en voit plein la toile, alors, faire le sien, je sais pas toi, mais moi ça me démange depuis un moment !


Côté couleurs, une seule obligation : le contraste. En vérité elles se sont imposées très vite : le noir tombait sous le sens (ne serait-ce que pour faire mieux que la dernière fois, où j’avais utilisé une poudre de charbon actif trop grossière, ce qui à la dégustation donnait euh… cette affreuse sensation de bouffer du sable, …oh my sandness). Le vert était tentant, même si je subodorais que jamais mon thé matcha ne donnerait à mon pain la magnifique couleur vert-pomme vue sur les réseaux sociaux (malgré les pouvoirs décapants que j’attribue à mon levain et à son acidité naturelle). Mais l’idée de découvrir le parfum imprévisible d’un mélange thé vert tourbeux + levain tout pointu, était irrésistible. Donc banco pour le mariage du vert Seine trouble et de l’outrenoir façon Soulages (rien que ça). Ok, avec une petite touche de fantaisie (on ne se refait pas) : graines de courge torréfiées réhydratées pour aller avec le matcha, et graines de sésame noir à dissimuler dans le charbon actif.

Bref, jusque-là tout était à peu près clair. Mais ensuite… les choses se sont embrouillées.



Déjà : en ouvrant mes tiroirs, je me suis aperçue que j’avais au moins 6 pots de restes de farine non étiquetés : d’autres jours que celui-là, j’aurais (à nouveau) fait comme si j’avais rien vu, en mode « salut ! après moi le déluge ». Mais là bizarrement, je me suis dit : « sérieux t’abuses, allez c’est le moment ou jamais, virons tout, à nous le cocktail improbable ». Pour ton information (car je suis sûre que tu brûles de le savoir), dans le tas, y’a assurément de la farine de haricots rouges moulus maison (merci @Mockmill) ; pour le reste, je crois que nous avons : un reste de son d’avoine, un peu de complète, une chouille de manitoba, une blanche sans CID, et une farine non identifiée mais sucrée (millet ? châtaigne ? no idea).



En pesant mes échantillons, j’ai quand même été traversée d’un doute : « mama mia, c’est panifiable ce truc ? ». Alors j’ai rouvert mon tiroir magique : « eh toi là, le sachet de gluten bio que j’avais acheté l’an dernier pour faire du seitan maison, t’es toujours là ? ». Hé hé… Il m’en restait 2 cuillères à soupe. Voilà qui m’a sécurisée : avec ma poudre magique, châtaigne et haricot rouge, je n’ai pas peur de vous, je saurai vous faire buller… mouahaha.

L’autre difficulté, c’est que je n’allais pas cuisiner chez moi : il fallait déménager le levain, le banneton, la grigne et tutti quanti. Salut coucou c’est moi, j’arrive avec ma cuisine, allez pousse-toi de là et laisse-moi enfariner ton sol et ton plan de travail. Ah oui ? ta cuisine est squeeky clean de ce matin ? T’inquiète. Comment ça tu n’aimes pas trop le pain ? Ah oui c’est vrai. Pas grave tu-vas-aimer-quand-même-tu-vas-voir. (#troll est mon autre nom)



Ensuite, il fallait apprivoiser un four inconnu, et donc par définition : tout à fait suspect. Ah mais ! C’est donc l’occasion de faire, à pâton égal, une cuisson comparée cocotte et sans cocotte !! mais oui mais oui mais c’est bien sûr : testons !! Vérifions donc, que diable, l’impact de 2 modes de cuisson différents sur la poussée, l’épaisseur et la croustillance de la croûte !!

Et alors que tout décantait enfin dans ma tête, et que dans cette cuisine d’adoption, je pétrissais manuellement mes deux pâtons avec application, et amour, et doigté, et patience, et tendresse, et ...caetera, une question s’est perfidement insinuée dans ma caboche : et si (et si ?) le matcha ou le charbon actif avaient un impact sur la fermentation ?! Hein ? et si ?!!!



Alors une petite voix intérieure me dicte : « écoute, pour le vérifier, faut pas que tu mélanges tout au façonnage : isole donc des bouts de pâton pur charbon / pur matcha, et tu verras ».

Bref, il en a résulté ça (t’aurais pas deviné hein ? que derrière ces photos il y avait une telle saga). Je te laisse maintenant tirer les conclusions de mon expérimentation. A toi de jouer.











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